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Biocoiff : mon avis sur la coloration végétale

Si tu hésites entre coloration chimique et coloration végétale, tu te demandes sûrement surtout une chose : est-ce que ça couvre vraiment les cheveux blancs, sans abîmer davantage la fibre ? Dans la pratique, la coloration végétale peut être une excellente option si tu veux une couleur plus douce, un résultat plus naturel et une routine capillaire moins agressive. En revanche, elle ne fonctionne pas exactement comme une coloration classique : il faut comprendre ses limites, ses avantages et le protocole à respecter pour avoir un bon résultat.

L’essentiel a retenir : la coloration végétale colore avec des pigments naturels, gaine le cheveu et peut mieux respecter la fibre qu’une coloration chimique.

  • Elle est particulièrement intéressante si tes cheveux sont sensibilisés ou abîmés.
  • Elle peut couvrir les cheveux blancs, mais le résultat dépend de la base de départ.
  • Le diagnostic avant application est essentiel pour choisir la bonne teinte et le bon temps de pose.
  • Un masque à l’argile ou un soin préparateur peut aider à retirer les résidus chimiques.
  • Il faut souvent éviter le shampoing pendant 48 à 72 heures après la coloration.
  • La coloration végétale peut dégorger un peu au début, sans que cela remette forcément en cause sa tenue.
  • Pour un résultat durable, l’entretien à la maison compte autant que la prestation en salon.

La révélation !

Si tu as l’impression d’entrer dans un cercle vicieux avec tes colorations, tu n’es pas seule. On colore pour masquer une repousse terne, des cheveux blancs ou une couleur qui a perdu de l’éclat, puis on recolore parce que la fibre devient sèche, poreuse, cassante. Concrètement, plus les colorations chimiques s’enchaînent, plus les cheveux peuvent perdre en souplesse et en brillance.

C’est exactement là que la coloration végétale devient intéressante. Elle ne promet pas un miracle, mais elle change la logique : au lieu d’agresser la fibre, elle la gaine. Dans les faits, cela peut faire une vraie différence si tes cheveux sont déjà fragilisés par les mèches, les décolorations, les colorations répétées ou les brushings fréquents.

Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement si le résultat sera assez couvrant. La réponse honnête, c’est que oui, souvent, mais pas de la même manière qu’une coloration d’oxydation. La coloration végétale travaille avec la base naturelle du cheveu, sa porosité et sa couleur initiale. C’est pour ça qu’un diagnostic sérieux est indispensable avant de se lancer.

J’avais entendu parler de la coloration végétale depuis un reportage de l’émission On n’est plus des pigeons sur France 4. Et comme je m’intéressais déjà davantage aux cosmétiques naturels, l’idée a fini par s’imposer d’elle-même. Après un an sans coiffeur, il était temps de couper, de repartir sur une base plus saine et de voir ce que cette alternative pouvait réellement apporter.

Je me suis donc tournée vers Biocoiff, le salon cité dans le reportage. Et dans les faits, après comparaison avec d’autres coiffeurs bio, l’enseigne restait l’une des plus accessibles en prix. Ce point compte beaucoup, parce qu’on croit souvent que le bio est automatiquement hors budget. En réalité, tout dépend du salon, du service inclus et de la qualité du diagnostic.

Les étapes de la coloration végétale chez Biocoiff

J’avais rendez-vous le 4 février au salon Biocoiff de Bastille pour une coupe et une coloration. Ce type de prestation suit généralement un protocole précis, et c’est justement ce qui fait la différence entre une coloration végétale réussie et un résultat décevant.

1. Le diagnostic

Première étape : l’analyse de tes cheveux. Le coiffeur regarde la couleur de départ, l’état de la fibre, les anciennes colorations et la présence éventuelle de cheveux blancs. Dans mon cas, le choix s’est porté sur un rouge foncé avec une coloration en un temps. Ce diagnostic est important, car il permet d’éviter les promesses floues et de choisir une nuance compatible avec ta base réelle.

2. Le shampoing avant la coloration

Contrairement à ce qu’on imagine souvent, le shampoing est fait avant la coloration. En pratique, cela permet de préparer le cheveu à recevoir les pigments naturels et d’optimiser la prise de la couleur. Si tu fais une coloration végétale à la maison, ce point est essentiel : un cheveu propre, mais pas trop agressé, réagit mieux.

3. Le masque à l’argile

Ensuite vient le masque à l’argile. Son rôle est de retirer une partie des résidus chimiques laissés par les anciennes colorations, les soins conventionnels ou certains shampoings non bio. C’est une étape qu’on sous-estime souvent, alors qu’elle peut vraiment améliorer le résultat final. Si tes cheveux sont chargés en silicones, en pigments artificiels ou en résidus de soins filmogènes, la coloration végétale accroche moins bien.

4. L’application de la coloration

La coloration proprement dite utilise des pigments naturels issus de plantes. Concrètement, la pâte peut surprendre : elle ressemble davantage à une boue épaisse qu’à une crème colorante classique. Mais c’est normal. Les pigments enrobent le cheveu, le gainent et participent aussi à son aspect plus dense. Dans mon cas, la pose a duré environ 1 heure sous casque, au lieu de 1h20 initialement prévues, car la prise semblait déjà bonne.

5. Le rinçage, la coupe et le brushing

Après un long rinçage, place à la coupe puis au brushing. C’est souvent à ce moment-là qu’on voit vraiment le rendu final, parce que la lumière, le séchage et le coiffage révèlent mieux la profondeur de la couleur. Si tu hésites encore, garde en tête qu’une coloration végétale peut paraître plus discrète sur cheveux mouillés, puis beaucoup plus riche une fois les cheveux secs.

Ce que la coloration végétale change vraiment pour tes cheveux

La grande différence, ce n’est pas seulement la couleur. C’est aussi la sensation au toucher et l’état général de la fibre après la prestation. En pratique, une coloration végétale bien réalisée peut donner une impression de cheveu plus gainé, plus souple et parfois visuellement plus épais. C’est particulièrement appréciable si tes cheveux sont fins ou sensibilisés.

Autre point important : la couleur ne s’installe pas exactement comme une teinture chimique. Elle peut évoluer légèrement au fil des shampoings, surtout au début. Ce dégorgement n’est pas forcément un défaut ; c’est souvent une phase normale de stabilisation. Ce qu’il faut surveiller, c’est l’intensité globale, la tenue sur plusieurs semaines et l’homogénéité de la repousse.

Dans mon cas, la photo ne rendait pas parfaitement la couleur, mais le rouge était bien présent. Et surtout, les cheveux blancs étaient beaucoup moins visibles. C’est précisément ce que recherchent beaucoup de personnes : une couvrance naturelle, sans effet casque ni reflet artificiel trop marqué.

Mon avis après l’expérience

Je suis vraiment ravie de cette expérience. La couleur choisie a été respectée, les cheveux blancs sont nettement moins visibles et l’équipe du salon de Bastille a été très sympa. Ce point compte plus qu’on ne le pense : quand tu fais une coloration végétale, tu as besoin d’un coiffeur qui explique, rassure et ajuste selon la nature réelle de tes cheveux.

Le seul vrai défi, c’est l’entretien juste après. On m’a conseillé de ne pas faire de shampoing pendant 3 jours, et franchement, ce n’est pas toujours simple. Le cuir chevelu peut paraître un peu étrange au début, surtout si tu es habituée à laver souvent tes cheveux. Mais ce délai est utile : il laisse le temps aux pigments de se fixer correctement.

Deux semaines plus tard, la couleur dégorgeait encore légèrement au shampoing, mais elle restait très intense à mes yeux. Dans la pratique, c’est un bon compromis si tu cherches une coloration plus douce pour tes cheveux, sans sacrifier complètement la couvrance. Et honnêtement, je préfère payer un peu plus pour une prestation qui respecte davantage la fibre capillaire et qui reste efficace visuellement.

Ce que tu dois savoir avant de te lancer

Si tu envisages une coloration végétale, il y a quelques points à connaître pour éviter les mauvaises surprises. Le premier, c’est que le résultat dépend beaucoup de ton historique capillaire. Si tu as fait des décolorations, des colorations noires très pigmentées ou beaucoup de soins siliconés, le cheveu peut réagir de façon irrégulière.

Le deuxième, c’est la patience. Une coloration végétale demande parfois un peu plus de rigueur qu’une coloration classique. Il faut respecter les temps de pose, les consignes après la prestation et l’entretien à la maison. Ce que cela implique, concrètement, c’est qu’il vaut mieux prévoir l’expérience comme un vrai soin technique, pas comme une simple teinture express.

Le troisième, c’est l’entretien. Pour prolonger la couleur, il est recommandé d’utiliser des shampoings doux, idéalement sans sulfates agressifs, et d’éviter les produits trop décapants. Plus tu prends soin de ta fibre, plus la couleur reste belle. C’est simple, mais dans la majorité des cas, c’est ce qui fait toute la différence.

Les erreurs fréquentes à éviter

On constate souvent que les déceptions viennent moins de la coloration végétale elle-même que d’attentes mal calibrées. Voici les pièges les plus courants :

  • attendre un résultat identique à une coloration chimique classique ;
  • négliger le diagnostic de départ ;
  • faire la coloration sur des cheveux saturés de résidus chimiques ;
  • laver ses cheveux trop tôt après la prestation ;
  • utiliser ensuite des produits trop agressifs ;
  • ne pas anticiper le fait que la couleur peut évoluer légèrement au fil des lavages.

Si tu veux vraiment un bon résultat, il faut penser en termes de préparation, de prise de couleur et d’entretien. Dans la pratique, c’est cette logique globale qui donne une belle tenue, pas seulement le produit appliqué le jour J.

Produits achetés et retour d’usage

J’en ai profité pour acheter deux produits, parce qu’après une coloration végétale, le choix des soins compte énormément.

  • Le shampoing pour cheveux gras Biocoiff : il mousse davantage que celui que j’utilise habituellement à la maison, ce qui le rend plus agréable à utiliser au quotidien.
  • L’après-shampoing SANTE Naturkosmetik : il est aussi efficace qu’un après-shampoing non bio, donc c’est un bon point si tu veux garder une routine plus naturelle sans perdre en confort.

En pratique, l’intérêt n’est pas seulement d’acheter des produits “bio” par principe. L’idée, c’est de choisir des soins cohérents avec la coloration pour prolonger l’éclat, éviter le dessèchement et conserver une fibre plus souple. Si tes cheveux sont déjà sensibilisés, ce choix devient encore plus stratégique.

Et si tu n’as pas de salon bio près de chez toi ?

Les salons bio restent encore rares, surtout en province. C’est un vrai frein si tu veux tester la coloration végétale sans faire des kilomètres. Heureusement, certaines enseignes ont développé des solutions à domicile, comme une box couleur à commander en ligne pour faire sa coloration maison.

Concrètement, ce type d’option peut être intéressant si tu as déjà l’habitude de colorer tes cheveux et que tu veux passer à une routine plus naturelle. En revanche, si tu débutes, il vaut mieux être prudente : la coloration végétale maison demande de bien choisir la teinte, de respecter le temps de pose et de bien préparer les cheveux. Si tu hésites encore, un premier passage en salon reste souvent le plus rassurant.

Plus d’excuse pour ne pas passer au bio ? Pas forcément, mais clairement, il existe aujourd’hui de vraies alternatives crédibles. Et si tu cherches une couleur plus respectueuse, avec un rendu naturel et une meilleure sensation sur la fibre, ça vaut vraiment le coup de t’y intéresser.

FAQ

La coloration végétale couvre-t-elle vraiment les cheveux blancs ?

Oui, elle peut couvrir les cheveux blancs, mais le résultat dépend de la base de départ et de la nuance choisie. Dans certains cas, la couverture est totale ; dans d’autres, elle est plus nuancée et donne un effet méché naturel. Un diagnostic préalable reste la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises.

Faut-il faire un shampoing avant une coloration végétale ?

Oui, en général le shampoing est fait avant la coloration végétale. Cela permet de préparer le cheveu et d’optimiser la prise des pigments naturels. Si tes cheveux sont chargés en résidus, le résultat peut être moins homogène.

Pourquoi utilise-t-on un masque à l’argile avant la coloration ?

Le masque à l’argile sert à retirer une partie des résidus chimiques présents sur les cheveux. C’est utile si tu as déjà fait des colorations conventionnelles ou utilisé des produits filmogènes. En pratique, cela aide la couleur végétale à mieux accrocher.

Combien de temps faut-il attendre avant de refaire un shampoing après une coloration végétale ?

Il faut généralement attendre 48 à 72 heures avant de refaire un shampoing. Ce délai permet aux pigments de mieux se fixer sur la fibre. Si tu laves tes cheveux trop tôt, la tenue peut être moins bonne.

La coloration végétale dégorge-t-elle ?

Oui, elle peut dégorger légèrement au début, surtout lors des premiers shampoings. C’est fréquent et ce n’est pas forcément un signe de mauvaise qualité. La couleur peut toutefois rester intense et belle visuellement malgré ce dégorgement initial.

La coloration végétale abîme-t-elle les cheveux ?

Non, elle est généralement beaucoup plus douce pour les cheveux qu’une coloration chimique. Elle gaine la fibre au lieu de l’agresser avec des agents oxydants. Cela dit, le résultat dépend aussi de l’état initial des cheveux et des soins utilisés ensuite.

Peut-on faire une coloration végétale sur des cheveux déjà colorés chimiquement ?

Oui, c’est possible dans beaucoup de cas, mais il faut faire un diagnostic avant. Les résidus chimiques peuvent modifier la prise de la couleur et le rendu final. Un coiffeur expérimenté saura adapter la technique et les temps de pose.

La coloration végétale est-elle plus chère qu’une coloration classique ?

Souvent, elle peut coûter un peu plus cher qu’une coloration classique. En revanche, elle peut être plus intéressante si tu regardes le résultat global : respect du cheveu, couvrance, confort et entretien. Le bon réflexe est de comparer le prix avec la qualité du diagnostic et du service.

Peut-on faire une coloration végétale à la maison ?

Oui, c’est possible avec une box ou un kit adapté. Il faut cependant bien choisir la teinte et respecter les consignes, surtout si tes cheveux sont déjà colorés ou sensibilisés. Si tu débutes, un passage en salon reste souvent plus sûr.

La coloration végétale convient-elle à tous les types de cheveux ?

Elle convient à beaucoup de types de cheveux, mais pas toujours avec le même rendu. Les cheveux fins, secs, sensibilisés ou blancs peuvent réagir différemment d’une fibre naturelle et saine. Le plus important est d’adapter la couleur, la pose et l’entretien à ton cas précis.


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