Solaires enfants
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Solaires enfants : mon avis sur l’enquête UFC-Que Choisir

Les crèmes solaires enfants sont pointées du doigt, à quelques heures du départ en vacances pour certains d’entre nous. Dernière enquête en date par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir ? Un test sur les crèmes solaires pour enfants, épinglant une « fausse sécurité sur les UVA pour près d’un tiers des produits« .

Le point de vue d’UFC Que Choisir au sujet des solaires enfants :

Suite à des tests, l’association de consommateurs a pointé du doigt plusieurs défaillances liées à l’usage de certains produits solaires dédiés aux enfants :

  • « Une protection très insuffisante contre les UVA pour près d’une crème sur trois » : la protection UVB est parfaitement ok, en revanche celle contre les UVA laisserait à désirer concernant 5 références sur 17. UFC Que Choisir liste ainsi 5 marques qu’il ne faudrait pas acheter.
  • « Des mentions d’étiquetage faussement rassurantes » : UFC Que Choisir parle de ce fait d’affirmations « inadmissibles » sur les packagings de ces marques qui mentionnent une protection UVA, ou qui parlent de « haute protection » ou de « très haute protection ».

L’UFC-Que Choisir estime que les marques incriminées (Clarins, Bioderma, Biosolis, Alga Maris et Lovea, pour info) mettent en danger la sécurité des consommateurs. L’association a annoncé déposer plainte auprès du tribunal de Paris contre les fabricants cités ci-dessus pour pratique commerciale trompeuse et tromperie.

Mon point de vue au sujet de cette étude sur les solaires enfants, beaucoup plus nuancé :

Ce n’est pas la première fois qu’UFC-Que Choisir s’illustre au travers « d’enquêtes explosives » sur les cosmétiques. Elles ont le mérite de faire le buzz et d’offrir davantage de notoriété à UFC-Que Choisir. Généralement, les médias n’hésitent pas à reprendre ce qui est annoncé à travers ces études, sans pour autant chercher à vérifier la méthodologie de test employée.
Et c’est là que ça me pose un problème : on alerte les consommateurs – c’est bien de les responsabiliser sur ce qu’ils achètent – sans pour autant leur donner les vraies clefs pour comprendre les résultats de ces enquêtes. Résultat ? On observe généralement un mouvement de panique générale après la parution de ce type d’enquête, du moins c’est ce que j’ai pu observer en février dernier après avoir réagi à la précédente enquête d’UFC-Que Choisir sur les cosmétiques.

Voici les clefs que je pourrais vous apporter, pour mieux comprendre le pourquoi du comment de tout ce bad buzz autour des solaires enfants. C’est mon point de vue, je ne prétends pas tout savoir sur tout… Mais il me semblait utile de vous expliquer tout ça.

  • La méthodologie employée par UFC-Que Choisir pour réaliser ses tests sur les solaires enfants me pose problème :

Visiblement, le magazine aurait eu recours à des tests in-vitro qui permettent de reproduire en laboratoire (de façon artificielle, donc) les conditions d’une exposition au soleil. Soit, pourquoi pas. Sauf que ce qui est d’usage courant concernant les solaires, ce sont… les tests in-vivo, qui garantissent une meilleure fiabilité des produits solaires.

  • Il existe des normes en matière de filtres UV : 

Cette fois-ci, je me permets de reprendre les propos d’Anne Dux de la FEBEA, qui résume à la perfection ces histoires de normes : « si les produits solaires en Europe doivent contenir un niveau de protection aux UVB trois fois plus important que pour les UVA, la réglementation européenne considère qu’un facteur de protection solaire 50+ correspond à une protection UVB de 60, impliquant un UVA de 20, et pas nécessairement au-delà« (1)
Pour vous donner un petit exemple, le produit Photoderm Kid 50+ Bioderma incriminé par UFC-Que Choisir a un indice UVA de… 39. Je vous laisse méditer à ce sujet.

  • UFC-Que Choisir a oublié de vous préciser quelque chose d’important sur les UVA :

Les rayons UVA sont les mêmes partout, que vous soyez à Stockholm ou a Rio de Janeiro, eh oui ! Alors qu’au contraire, les rayons UVB (les vilains qui donnent des coups de soleil) dépendent du lieu où vous vous trouvez. Je schématise très très grossièrement, mais c’est pour vous expliquer la différence entre les deux. En tout cas, pourquoi ne pas expliquer ce point aux consommateurs qui, j’en suis certaine, ne font pas vraiment la différence entre les UVB et les UVA ?! En lisant le papier d’UFC-Que Choisir, on pourrait presque penser qu’un amalgame est fait entre la protection UVB et la protection UVA. En tout cas, ça ne me semble pas clair du tout et je trouve que ça a le don d’induire le lecteur en erreur.

Du coup, vous allez me dire : « mais pourquoi on ne se protège pas contre les UVA toute l’année, alors ?!« . Ah ça, c’est un autre débat, ah ah ! 😉

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