A l’occasion du Défi Rien de Neuf, je te partage mon bilan des mois de juillet et août. Le principe est simple : acheter le moins possible de neuf, voire pas du tout, et privilégier la seconde main, l’emprunt, la réparation ou le fait de faire avec ce que tu as déjà. Si tu es dans une démarche de consommation plus responsable, ce type de bilan est très utile : il permet de voir ce qui fonctionne vraiment, ce qui manque encore, et où tu peux progresser sans te frustrer.
L’essentiel a retenir : sur deux mois, j’ai limité mes achats neufs à quelques besoins précis et j’ai surtout privilégié l’occasion.
- J’ai acheté du neuf uniquement quand c’était utile ou difficile à trouver d’occasion.
- La seconde main reste la meilleure option pour réduire ses achats neufs sans se priver.
- Les achats plaisir peuvent rester cohérents s’ils sont choisis avec intention.
- Les brocantes, Vinted, Leboncoin et les boutiques de revente sont de vraies alternatives.
- Un bilan régulier aide à consommer moins, mais mieux.
- Chaque achat raconte aussi un besoin concret : confort, pratique, organisation ou plaisir.
Mes achats neufs
Une paire de chaussures de randonnée
Ça faisait un moment que je devais remplacer mes chaussures de randonnée, parce que ma précédente paire me faisait mal. Dans ce cas-là, acheter neuf n’est pas un “écart” au défi : c’est souvent la décision la plus raisonnable. Quand tu marches longtemps, le confort, le maintien et la bonne pointure sont essentiels. Une chaussure trop petite ou mal adaptée peut vite transformer une sortie agréable en vraie galère.
J’ai aussi vérifié les options d’occasion, notamment sur Vinted, mais il y avait peu d’offres et je préférais essayer avant d’acheter. C’est un point important : pour les chaussures, surtout de randonnée ou de sport, l’essai change tout. En pratique, mieux vaut parfois acheter neuf, mais avec une vraie exigence sur l’usage, la taille et la durabilité, plutôt que de multiplier les essais ratés.
Si tu cherches ce type d’équipement, pense aussi aux plateformes de revente spécialisées. Décathlon a par exemple un site de seconde main avec occasions.decathlon.fr. Il n’y a pas toujours beaucoup d’offres, mais ça vaut le coup de regarder avant de partir sur du neuf.
Une lampe à suspendre pour une tente
Cet été, nous avons campé trois nuits dans le golfe du Morbihan. Et là, concrètement, une lampe à suspendre dans la tente n’était pas un gadget : c’était indispensable. Entre la pluie, le vent et les soirées à lire à l’abri, cet achat a répondu à un besoin très concret de confort et de sécurité.
Dans la pratique, ce genre d’équipement fait partie des achats qu’on regrette rarement quand on campe vraiment. Le piège, en revanche, serait d’acheter du matériel “au cas où” sans usage réel. Ici, le besoin était clair, ponctuel, et l’objet a servi immédiatement.
3 affiches et 3 cadres
Ces achats sont clairement des achats plaisir, pas indispensables, mais ils me font sentir chez moi. Et c’est important aussi : un intérieur qui te ressemble peut vraiment améliorer ton bien-être au quotidien. Dans une démarche de consommation plus sobre, on a parfois tendance à ne garder que l’utile. Pourtant, quelques objets choisis avec soin peuvent apporter beaucoup, à condition de rester intentionnel.
Le premier cadre sur la Bretagne vient de Frombreizh à Pont-l’Abbé. Je suivais leur compte Instagram depuis un moment, et j’étais fan des affiches dessinées par La Loutre. Quand je suis passée à Pont-l’Abbé pendant mes vacances, j’ai craqué. L’affiche est gaie, joyeuse, et elle rend parfaitement dans mon couloir.
Les deux autres sont des reproductions d’anciennes affiches autour des outils de jardin, des légumes et des plantes potagères. J’adore leur style ancien, et elles collent parfaitement à ma passion pour le jardinage. Nous les avons trouvées au village de Meneham à Kerlouan, lors des puces de mer. Ce genre de trouvaille montre bien qu’un achat décoratif peut aussi avoir une vraie cohérence personnelle, surtout quand il s’inscrit dans un univers qui te parle vraiment.
Un mannequin couture
J’ai acheté ce mannequin pour m’aider à mieux présenter mes vêtements sur Vinted. Si tu vends régulièrement des vêtements, tu sais sûrement à quel point la présentation change tout : un vêtement bien mis en valeur se vend plus facilement, inspire davantage confiance et permet de mieux montrer sa coupe.
Le mannequin vient de Retif, une enseigne à l’origine destinée aux professionnels mais qui vend aussi aux particuliers. Je n’ai pas trouvé ce que je voulais en occasion, donc j’ai choisi un achat neuf avec un objectif précis. Dans ce cas, le bon réflexe n’est pas de s’obstiner à tout prix sur l’occasion, mais de choisir la solution la plus efficace pour ton usage réel.
Et oui, je te parlerai bientôt d’un second compte Vinted dédié aux vêtements vintage. Si tu es dans une logique de revente, ce type d’outil peut vite devenir rentable, parce qu’il te fait gagner du temps et améliore la qualité de tes annonces.
3 livres
Neo-paysannes
En pleine réflexion sur le sens que je veux donner à ma vie, ce livre m’a vraiment inspirée. Il raconte les parcours de dix femmes néopaysannes, et ce genre de lecture est précieux quand tu cherches à te projeter autrement. Ce n’est pas seulement un livre “inspirant” : c’est aussi une manière de voir des trajectoires concrètes, avec leurs doutes, leurs choix et leurs apprentissages.
Permaculture & agroécologie : créer sa micro-ferme
Du même auteure que le livre précédent, Linda Bedouet propose ici des conseils très concrets pour créer une micro-ferme. Pour moi, cet ouvrage est déjà une base sérieuse pour mon projet professionnel. Quand tu envisages une activité agricole ou un changement de vie, ce type de livre est utile parce qu’il te donne des repères pratiques : organisation, production, modèle économique, et réalité du terrain.
Ça c’est du gâteau vegan
Je n’ai pas résisté à ce livre que j’ai feuilleté au magasin Vivanie lors de ma virée à Amiens. J’ai déjà testé la recette de couverture, en divisant les quantités par deux pour de petits gourmets non vegan, et ils ont adoré. C’est exactement le genre d’achat qui a du sens quand il se transforme rapidement en usage réel.
Mes achats de seconde main
2 jupes et un chemisier vintage en brocantes
Les couleurs vives, les fleurs, le style : j’adore. En brocante, on trouve souvent des pièces qu’on ne verrait nulle part ailleurs, avec une vraie personnalité. Si tu aimes les vêtements qui sortent du lot, c’est l’un des meilleurs terrains de chasse.
J’ai aussi repéré d’autres vêtements, mais je les ai finalement destinés à mon compte Vinted dédié au vintage. C’est une bonne stratégie : tout ne doit pas forcément finir dans ton dressing. En pratique, mieux vaut acheter moins, mais choisir des pièces que tu porteras vraiment, plutôt que de céder à l’accumulation.
2 hauts, une robe et un bracelet sur Vinted
Je n’avais pas de hauts dans ces couleurs, et comme j’avais déjà trouvé de jolies jupes en brocante, il me fallait des pièces pour les assortir. C’est un bon exemple d’achat réfléchi : on ne complète pas sa garde-robe au hasard, on cherche des pièces qui s’intègrent à ce qu’on possède déjà.
La robe, je l’avais repérée en magasin il y a plusieurs années et je m’étais mise en tête de la retrouver sur Vinted. Je l’ai achetée, et je ne l’ai toujours pas mise, ah ah ! Pourtant elle est magnifique. Le bracelet, lui, est un joli bracelet Hipanema rose, une couleur que je n’avais pas encore. Dans la pratique, ce genre de recherche montre bien que la seconde main permet parfois de retrouver une pièce précise, au lieu d’acheter un équivalent neuf par défaut.
Un haut, une combinaison, un pantalon et 2 combishort chez Mad Vintage
Là, je me suis clairement lâchée dans la friperie Mad Vintage à Amiens. Mais leur sélection est vraiment incroyable, et je ne regrette pas du tout. Ce type d’adresse peut être très stimulant quand tu aimes les pièces fortes, les coupes originales et les vêtements qui ont du caractère.
La seule pièce que je n’ai pas encore portée, c’est la combinaison rayée. Comme la robe évoquée plus haut, c’est une pièce forte qu’il faut assumer et pour laquelle il faut trouver le bon moment. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un vêtement peut être superbe sans être immédiatement facile à porter. Ce n’est pas un problème : il faut juste accepter que certaines pièces demandent un peu plus de contexte pour sortir du placard.
Un pot à cornichon en brocante
Les cornichons, ma passion, ah ah ! Plus sérieusement, j’en suis déjà à mon troisième bocal avec un seul plant dans mon potager, donc ce pot va vraiment servir. J’aime beaucoup ce type d’objet ancien, parce qu’il a une utilité immédiate et une présence esthétique en même temps.
Il manque juste un joint à ajouter, et je pourrai l’utiliser. C’est un bon exemple de seconde main intelligente : un petit achat peu coûteux, utile, et qui prolonge la vie d’un objet au lieu d’en acheter un neuf sans histoire.
Un portant sur Leboncoin
Ce portant est destiné à toutes les affaires que j’ai à vendre, que ce soit sur mon compte perso Vinted ou sur celui dédié au vintage. Dans les faits, un espace de travail adapté change beaucoup de choses : tu retrouves plus facilement tes pièces, tu les entretiens mieux, et tu gagnes du temps au moment des photos ou des envois.
Je l’ai trouvé sur Leboncoin, auprès d’une boutique qui les revendait. Il provient de Retif et c’est du solide, car pensé pour un usage professionnel. Si tu revends souvent, c’est le genre d’investissement qui améliore vraiment ton organisation.
Une nappe dans un vide maison
Ce qui est bien dans la seconde main, c’est que chaque pièce dénichée a une histoire. À la base, je pensais aller dans un vide-dressing avec moins de 50 stands. Au final, je suis arrivée dans un vide-maison, avec près de six tables et portants remplis de vêtements, mais peu intéressants pour moi.
J’ai demandé à la dame si elle avait des nappes, et elle m’a sorti une grosse pile, dont cette beauté. Elle est trop grande, tachée, mais cela ne se voit presque pas grâce à la dentelle en trompe-l’œil. Elle a voulu me la donner, mais je lui ai quand même laissé un euro symbolique. Dans la pratique, ce genre d’achat montre bien que la seconde main, ce n’est pas seulement “acheter moins cher” : c’est aussi donner une nouvelle vie à un objet qui aurait pu rester oublié.
Et voilà mon bilan Rien de Neuf des deux derniers mois ! N’hésite pas à le commenter et à me partager le tien 😉
Ce que ce bilan montre concrètement
Si tu te demandes si un défi comme celui-ci est compatible avec une vie normale, la réponse est oui. L’intérêt n’est pas de ne rien acheter du tout à tout prix, mais de reprendre la main sur ses achats. Dans les faits, on voit vite la différence entre un achat dicté par l’habitude, l’impulsion ou le manque d’anticipation, et un achat choisi parce qu’il répond à un besoin réel.
Le plus utile, c’est souvent de te poser trois questions avant d’acheter : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? est-ce que je peux le trouver d’occasion ? est-ce que j’ai déjà quelque chose qui peut faire l’affaire ? Ce réflexe simple évite beaucoup d’achats inutiles.
Et si tu veux aller plus loin, commence petit. Sur deux mois, tu peux déjà repérer les catégories où tu consommes trop vite : vêtements, déco, loisirs créatifs, équipement de maison, livres. C’est souvent là que se cachent les plus gros gains.
Les erreurs fréquentes à éviter
On constate souvent que l’erreur numéro un, c’est de vouloir acheter d’occasion à tout prix, même quand l’usage demande de l’essayer, de vérifier la taille ou de tester le confort. Pour des chaussures, du matériel technique ou certains vêtements très spécifiques, le neuf peut être plus pertinent.
Autre piège : confondre seconde main et accumulation. Acheter “moins neuf” ne veut pas dire acheter plus. Si tu multiplies les trouvailles sans vraie intention, tu perds l’intérêt du défi.
Enfin, attention aux achats plaisir non assumés. Un objet décoratif ou un vêtement fort peut être un très bon achat, mais seulement si tu sais pourquoi tu le veux et comment tu vas l’utiliser.
FAQ
Qu’est-ce que le Défi Rien de Neuf ?
Le Défi Rien de Neuf consiste à limiter au maximum les achats neufs pendant une période donnée. L’idée est de privilégier la seconde main, la réparation, l’emprunt ou le fait de réutiliser ce que tu as déjà. C’est une façon simple de réduire sa consommation sans se couper complètement de ses besoins.
Peut-on acheter du neuf pendant le Défi Rien de Neuf ?
Oui, si c’est vraiment nécessaire. Dans la pratique, le défi n’est pas là pour te mettre en échec, mais pour t’aider à acheter de façon plus consciente. Quand un achat neuf répond à un besoin réel, qu’il est durable et qu’aucune alternative d’occasion n’est pertinente, il reste cohérent.
Comment trouver des alternatives d’occasion fiables ?
Tu peux chercher sur Vinted, Leboncoin, les brocantes, les friperies, les vide-greniers ou les plateformes de revente de certaines enseignes. Le plus important est de comparer l’état, le prix, les dimensions et la possibilité d’essayer ou de vérifier avant achat. Pour les objets techniques, regarde aussi les sites spécialisés.
Quels types d’achats valent mieux en neuf qu’en seconde main ?
Les achats qui demandent un bon ajustement ou un test réel sont souvent plus sûrs en neuf. C’est le cas des chaussures de randonnée, de certains équipements de sport, ou de pièces très spécifiques où la taille et le confort comptent beaucoup. Dans ces cas-là, le gain de la seconde main peut être annulé par un mauvais choix.
Comment éviter d’acheter trop de seconde main ?
Le plus efficace est de partir d’une liste de besoins précis. Si tu achètes sans objectif, tu risques d’accumuler des pièces qui te plaisent sur le moment mais que tu ne portes pas. En pratique, mieux vaut acheter moins, mais choisir des objets ou vêtements qui s’intègrent vraiment à ton quotidien.
Le Défi Rien de Neuf permet-il vraiment d’économiser ?
Oui, souvent, mais pas toujours immédiatement. Tu peux économiser en évitant des achats impulsifs, en donnant une seconde vie à des objets et en achetant plus rarement du neuf. En revanche, certains achats de qualité peuvent coûter plus cher au départ, tout en durent davantage.
Comment savoir si un achat plaisir reste cohérent avec ce défi ?
Un achat plaisir reste cohérent s’il est choisi avec intention et qu’il te sert vraiment. Si l’objet t’apporte du plaisir, de l’usage ou du sens, il peut avoir toute sa place. Le vrai signal d’alerte, c’est l’achat répété sans usage clair ni attachement réel.

