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Pourquoi je me suis engagée pour GoodPlanet

Comme tu as pu le voir sur Facebook ou Instagram, j’étais bénévole en décembre dernier pour la Fondation GoodPlanet au Grand Palais à Paris, à l’occasion de l’exposition Solutions COP21. Cette exposition, ouverte gratuitement à tous, permettait de rencontrer des acteurs qui proposent des solutions concrètes contre le dérèglement climatique. Dans cet article, je vais te présenter la Fondation et t’expliquer pourquoi leur programme “La solution est dans l’assiette !” m’a particulièrement marquée.

L’essentiel a retenir : GoodPlanet propose des solutions concrètes pour réduire l’impact de notre alimentation sur le climat, sans discours moralisateur.

  • Le programme “La solution est dans l’assiette !” relie alimentation, santé et climat.
  • Il s’appuie sur 60 solutions simples, classées par thématiques.
  • Des gestes très concrets peuvent réduire le gaspillage et les émissions.
  • Le calendrier des fruits et légumes de saison aide à mieux consommer.
  • Des associations et outils pratiques rendent l’action plus facile au quotidien.
  • Tu peux agir à ton échelle, même sans changer toute ton alimentation d’un coup.

Ce qui a tout déclenché

J’ai toujours été sensible à l’écologie : je trie mes déchets, je fais attention à la provenance des aliments que j’achète, et j’essaie de consommer de façon plus responsable. Mais un jour, quelque chose m’a vraiment secouée et m’a donné envie d’agir, pas seulement pour moi, mais aussi d’en parler autour de moi.

Tout a commencé après avoir regardé à la télévision un épisode de Vue du Ciel, “Toujours Plus”, de Yann Arthus-Bertrand. Ce genre de reportage a souvent un effet très concret : il met des images sur ce qu’on soupçonne déjà, mais qu’on ne mesure pas toujours. On y découvre comment sont fabriqués les produits à l’autre bout de la planète, où vont nos déchets, et surtout tout ce que les étiquettes ne disent pas.

On y voit par exemple des élevages industriels impressionnants, la pollution liée à la production de jeans, ou encore la déforestation en Amazonie causée par le soja utilisé pour nourrir les bovins. Dans les faits, ce qui choque, ce n’est pas seulement l’ampleur du problème : c’est de comprendre que nos choix de consommation ont un impact direct, ici et ailleurs. Et c’est souvent à ce moment-là qu’on passe de la prise de conscience à l’envie d’agir.

À partir de là, j’ai demandé à être bénévole pour la fondation de Yann Arthus-Bertrand, GoodPlanet. L’association sensibilise le public à la protection de l’environnement et au vivre ensemble. Elle porte plusieurs programmes engagés, dont le film de sensibilisation Human, que beaucoup ont déjà entendu mentionner.

La solution est dans l’assiette

Aujourd’hui, je veux surtout te parler de leur programme “La solution est dans l’assiette”, pensé spécialement pour la COP21. L’idée est simple, mais puissante : montrer que l’alimentation fait partie des leviers les plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, sans tomber dans les discours culpabilisants.

Et c’est justement ce qui rend ce programme intéressant dans la pratique. Il ne te dit pas “tu fais mal”, il te montre ce que tu peux changer concrètement, à ton rythme, selon ton mode de vie. Concrètement, si tu te demandes par où commencer pour consommer de manière plus responsable, ce type d’approche est beaucoup plus utile qu’un discours abstrait.

Sur le stand GoodPlanet au Grand Palais, nous présentions un jeu de 60 cartes pour 60 solutions, pensées pour concilier plaisir, santé et climat. C’est un format très efficace, parce qu’il transforme un sujet parfois complexe en gestes compréhensibles, concrets et faciles à retenir.

Les 5 grandes thématiques du programme

Les cartes étaient réparties selon cinq axes. Cette organisation aide à mieux comprendre où agir en priorité, parce que tous les gestes n’ont pas le même impact ni la même facilité de mise en place.

  1. Habitudes de consommation
  2. Méthodes agricoles
  3. Protéines animales
  4. Énergie
  5. Gaspillage & déchets

En pratique, cette structure est très utile : elle montre qu’on peut agir à plusieurs niveaux, que ce soit dans l’assiette, dans la façon d’acheter, ou dans la manière de limiter le gaspillage. Si tu es dans une démarche de changement, c’est rassurant, parce que tu n’as pas besoin de tout révolutionner d’un coup.

Quelques exemples concrets

Ce sont souvent les chiffres précis qui marquent le plus. Ils rendent les enjeux tangibles et permettent de comprendre ce que cela change réellement.

  • Une poule peut manger jusqu’à 150 kilos de déchets par an. Ce type d’exemple montre qu’un animal peut aussi contribuer à la valorisation de certains déchets organiques dans des systèmes adaptés.
  • Il faut environ 15 000 litres d’eau pour produire 1 kilo de viande de bœuf. Dans la pratique, cela aide à mesurer l’empreinte environnementale de certaines habitudes alimentaires.
  • Dégivrer son congélateur tous les 3 mois peut faire gagner jusqu’à 50 % d’énergie. C’est un bon rappel : parfois, un geste très simple a un effet très concret sur la consommation électrique.

Ce genre de chiffres fonctionne bien, car il relie immédiatement une action à une conséquence. Et c’est souvent ce qu’on attend quand on cherche des solutions écologiques applicables au quotidien : pas seulement comprendre le problème, mais savoir quoi faire ensuite.

Ce que ce jeu change vraiment

Ce jeu a eu beaucoup de succès parce qu’il ne se contente pas d’informer. Il donne envie de participer, de poser des questions, d’échanger, et surtout d’agir. Dans la majorité des cas, c’est exactement ce qu’il faut pour faire passer un message environnemental : rendre l’information vivante, accessible et concrète.

Autre point intéressant : les participants repartaient avec un calendrier des fruits et légumes de saison. C’est un outil simple, mais extrêmement utile. Il t’aide à mieux acheter, à éviter les produits hors saison, et à redécouvrir des aliments qu’on oublie souvent.

Et non, on ne mange pas des tomates en hiver. Dans les faits, manger de saison permet souvent de faire de meilleurs choix, de soutenir des productions plus cohérentes avec le rythme naturel, et de diversifier son alimentation. Si tu veux commencer par un geste facile, c’est clairement une bonne porte d’entrée.

Tu peux retrouver sur le site de la Fondation GoodPlanet l’ensemble des 60 solutions, classées par thèmes. Elles sont illustrées par 100 initiatives qui montrent qu’il existe des leviers d’action à tous les niveaux, quel que soit ton âge, ton activité ou l’endroit où tu vis.

Les acteurs rencontrés sur le stand

Durant cette semaine, la Fondation GoodPlanet accueillait aussi chaque jour un intervenant engagé dans une alimentation plus responsable. C’est important, parce que cela montre que les solutions ne viennent pas d’une seule organisation : elles existent déjà sur le terrain, portées par des associations, des collectifs et des outils concrets.

  • l’Association Végétarienne de France pour promouvoir ce mode de consommation.
  • La Tente des Glaneurs, une association de glanage contre le gaspillage alimentaire, après les marchés urbains.
  • La Ruche qui dit Oui !, un réseau de communautés d’achat direct aux producteurs locaux.
  • Youmiam et son application de partage de recettes, avec mise en commun d’astuces entre foodies.
  • Solaal, une autre association de glanage.
  • Frigo Magic et leur application proposant des recettes à partir de ce qu’on a déjà dans son frigo et ses placards.
  • Famille à énergie positive avec leur défi adopté par des milliers de familles en France afin de réduire leur consommation d’énergie.

Si tu ne les connaissais pas tous, c’est normal. Moi, je connaissais surtout La Ruche qui dit Oui !. Et c’est justement ce qui est intéressant : on découvre qu’il existe déjà des solutions très concrètes pour mieux consommer, moins gaspiller et agir sans se sentir isolé.

Dans la pratique, ces initiatives répondent à des besoins très différents : acheter local, cuisiner avec ce qu’on a déjà, réduire le gaspillage, ou encore diminuer sa consommation d’énergie à la maison. Ce sont des actions simples, mais leur impact devient réel quand on les adopte sur la durée.

Ce que j’en retiens personnellement

J’aime beaucoup ce type de démarche parce qu’elle ne cherche pas à faire peur. Elle donne des repères, des outils, et des exemples concrets. C’est souvent ce qui manque dans les contenus sur l’écologie : on parle beaucoup des problèmes, mais pas assez des solutions accessibles.

Si tu es dans une période où tu veux agir davantage sans savoir par où commencer, ce programme peut vraiment t’aider à avancer pas à pas. Tu peux commencer par un seul levier : manger davantage de saison, réduire le gaspillage, tester un jour sans viande, ou mieux utiliser ce que tu as déjà chez toi.

Et si tu hésites encore, garde en tête une chose simple : on n’a pas besoin d’être parfait pour être utile. Ce qui compte, c’est la régularité des petits gestes et leur accumulation dans le temps. C’est souvent là que se joue le vrai changement.

Bon sinon, ça te dirait de devenir bénévole pour GoodPlanet et de les soutenir lors d’un prochain événement ? Leur discours te parle-t-il ?

Fondation GoodPlanet : http://www.goodplanet.org/la-solution-est-dans-lassiette/
Calendrier de saison : ici

Erreurs fréquentes à éviter

Quand on commence à s’intéresser à l’alimentation responsable, on tombe souvent dans quelques pièges classiques. Le premier, c’est de vouloir tout changer d’un coup. En réalité, c’est rarement tenable sur la durée.

Le deuxième, c’est de penser qu’un geste isolé ne sert à rien. C’est faux : dans la pratique, un meilleur achat, moins de gaspillage ou une cuisine plus saisonnière ont déjà un effet concret. Le troisième, c’est de croire que consommer mieux veut forcément dire consommer plus cher. Ce n’est pas toujours le cas, surtout si tu cuisines davantage et que tu réduis les produits jetés.

Enfin, il faut éviter de se laisser enfermer dans une logique de culpabilité. L’objectif n’est pas d’être irréprochable, mais d’avancer avec des choix plus cohérents et plus durables.

FAQ

Qu’est-ce que la Fondation GoodPlanet ?

La Fondation GoodPlanet est une organisation créée par Yann Arthus-Bertrand pour sensibiliser à l’environnement et au vivre ensemble. Elle développe des programmes concrets autour de l’écologie, de la consommation responsable et de la transition écologique.

Qu’est-ce que le programme « La solution est dans l’assiette » ?

C’est un programme de sensibilisation qui montre comment l’alimentation peut réduire son impact sur le climat. Il propose des solutions simples, concrètes et accessibles pour mieux consommer au quotidien.

Pourquoi l’alimentation est-elle liée au climat ?

L’alimentation a un impact sur les émissions de gaz à effet de serre, l’eau, les sols et la biodiversité. Certains choix alimentaires, comme réduire le gaspillage ou mieux choisir ses protéines, peuvent donc changer les choses de façon très concrète.

Que contient le jeu des 60 cartes présenté par GoodPlanet ?

Le jeu contient 60 solutions classées par thématiques pour agir sur son alimentation et son mode de consommation. Il permet de relier plaisir, santé et climat de manière simple et ludique.

Pourquoi manger de saison est-il important ?

Manger de saison permet de mieux respecter le rythme naturel des produits et d’éviter certains choix moins cohérents sur le plan environnemental. Cela aide aussi à varier son alimentation et à redécouvrir des légumes oubliés.

Comment réduire facilement le gaspillage alimentaire ?

Le plus simple est de mieux planifier ses achats, de cuisiner les restes et d’utiliser ce que tu as déjà dans ton frigo. Des outils comme Frigo Magic peuvent aussi t’aider à trouver des recettes avec tes ingrédients disponibles.

La Ruche qui dit Oui ! est-elle une bonne alternative pour acheter local ?

Oui, c’est une solution intéressante si tu veux acheter directement à des producteurs locaux. Elle permet de mieux connaître l’origine de ce que tu consommes et de soutenir des circuits plus courts.

Peut-on agir sans devenir végétarien ?

Oui, tu peux déjà réduire ton impact en changeant certains réflexes alimentaires sans supprimer totalement les produits animaux. L’important est d’avancer avec des gestes réalistes et durables pour toi.


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