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Un mois sans télé : mon bilan

Dans cet article, je te raconte pourquoi j’ai décidé de faire un vrai test : ne plus regarder la télévision pendant un mois. Est-ce que j’ai tenu ? Qu’est-ce que j’ai fait à la place ? Et surtout, qu’est-ce que ça change concrètement quand tu coupes un écran qui prend de la place sans que tu t’en rendes compte ? Réponses ci-dessous 😉

L’essentiel a retenir : arrêter la télévision pendant un mois peut te faire gagner du temps, réduire la consommation passive et te reconnecter à des activités plus utiles ou plus plaisantes.

  • Tu regardes souvent la télé par réflexe, pas par choix.
  • Un mois sans télévision aide à reprendre la main sur ton temps.
  • Tu peux remplacer la télé par des activités plus concrètes.
  • Le manque ressenti concerne souvent l’ambiance, pas les programmes.
  • Le test permet de voir si la télé t’apporte vraiment quelque chose.
  • Dans beaucoup de cas, on finit par mieux choisir ce qu’on regarde.

Le jour où j’ai pris ma décision

Vendredi 30 juin, je discute avec Mélanie du blog A Little Piece Of d’un article intitulé La machine à abrutir. Le titre parle de lui-même, mais je t’invite vraiment à le lire si le sujet t’intéresse : il pose des questions très justes sur notre rapport à l’écran et à la consommation passive.

À ce moment-là, je réalise quelque chose d’assez simple : la télé, je ne la regarde plus vraiment. En pratique, je l’allume surtout par habitude. Pas parce que j’attends un programme précis, mais parce que le geste est automatique. Et c’est souvent là que le problème commence : tu te retrouves devant l’écran, tu zappes, tu laisses tourner, puis tu ne sais même plus très bien pourquoi tu es resté là.

J’ai déjà vécu plusieurs périodes sans télévision : pendant une année scolaire à l’étranger, ou en vacances par exemple. Et à chaque fois, je constatais la même chose : je ne ressentais pas un manque fort. En revanche, à la maison, la télé occupait une vraie place mentale et physique. Elle prenait de l’espace dans le salon, elle attirait l’attention, et elle finissait par imposer son rythme à la pièce.

Concrètement, je me suis dit : et si je faisais un vrai test ? Pas juste une idée vague, mais un mois complet sans télévision pour voir ce que ça changeait dans la vie quotidienne.

Je voulais aussi autre chose : refaire ma déco, libérer de la place, et surtout retrouver du temps pour ce que je repoussais toujours. Blog, formations en ligne, lecture, sorties, moments avec des proches… dans la théorie, tout ça me tentait. Dans la pratique, la télévision grignotait souvent l’énergie disponible en fin de journée.

Mon père m’a finalement conseillé de ne pas agir trop vite et de garder la télévision “au cas où”. Franchement, il avait raison de me pousser à faire un test avant de prendre une décision définitive. C’est souvent la meilleure méthode quand tu hésites : tu observes avant de trancher.

Avant d’aller plus loin, je précise comment je consommais la télévision à l’époque. Je ne suis pas une grande téléspectatrice. Je ne l’allume jamais le matin, parce que j’aime me réveiller doucement. En semaine, je la mets surtout en rentrant du travail, pour les infos vers 20h, souvent en cuisinant. Autrement dit, je l’écoute autant que je la regarde.

Le soir, je choisis parfois un film ou un documentaire. Le week-end, je la regarde peu : surtout le samedi soir, puis parfois le dimanche à partir de 11h. En réalité, ce n’était pas une consommation massive. Et pourtant, même avec un usage limité, j’avais l’impression qu’elle occupait trop de place dans mon quotidien.

Ce que j’ai fait à la place :

Le plus intéressant dans ce genre de défi, ce n’est pas seulement ce que tu enlèves. C’est ce que tu remets à la place. Parce que si tu retires un réflexe sans rien prévoir derrière, tu risques surtout de compenser avec un autre écran. Dans mon cas, j’ai justement essayé de transformer ce temps disponible en quelque chose de plus vivant.

Cette tarte aux abricots était au départ destinée à la fête de mon quartier. Mais comme je ne connaissais personne et que la foule me mettait mal à l’aise, je suis finalement rentrée avec ma tarte. J’ai ensuite lancé un appel sur Instagram pour inviter des gens à venir la manger chez moi le lendemain. Et ça a marché.

Ce simple choix m’a permis de rencontrer Françoise pour la première fois. On se connaissait virtuellement depuis un an, notamment parce qu’elle avait accepté que j’utilise certaines de ses photos pour un article sur le Prix de Diane. Concrètement, c’est aussi ça, le temps “récupéré” quand tu regardes moins la télé : tu crées de la place pour du lien réel.

J’ai aussi cuisiné ce far breton revisité, en remplaçant le lait de vache par du lait de riz. Le résultat était très convaincant : pas de vraie différence au goût, et une texture à peine plus souple. Ce genre de test est intéressant, car il montre qu’on peut adapter une recette sans sacrifier le plaisir.

J’ai également préparé mon premier gâteau sans cuisson aux spéculoos, tiré d’un livre de recettes. Là encore, j’ai modifié la recette en remplaçant la crème par du lait de coco. Résultat : encore meilleur selon moi. Et comme je ne me voyais pas manger ça seule, mes collègues ont joué les cobayes volontaires. Dans les faits, ce sont souvent les petites expérimentations du quotidien qui remplacent le mieux les soirées passives devant l’écran.

Ce mois-là, j’ai aussi regardé sur Netflix des documentaires qui collaient parfaitement à ma démarche du moment : Minimalism, a documentary about the important things et Cowspiracy. J’en parle d’ailleurs dans l’article Ecologie, minimalisme : 3 documentaires à voir. Ce point est important : arrêter la télévision ne veut pas dire arrêter de regarder des contenus. Ça veut surtout dire choisir ce que tu consommes, au lieu de laisser le flux décider pour toi.

J’ai aussi lu L’âge des Low Tech de Philippe Bihouix, acheté à La Maison du Zéro Déchet. Ce livre s’inscrivait très bien dans ma réflexion sur une civilisation plus soutenable, avec une forme de décroissance choisie. Si tu es dans une démarche plus écologique ou minimaliste, ce type de lecture a souvent plus de valeur qu’une soirée télé “pour passer le temps”.

Enfin, ce mois de juillet a été marqué par ma participation en tant que modèle au Festival Body Panting. Une expérience forte, sur un week-end entier. J’ai aussi passé une semaine en Savoie chez ma sœur. Là-bas, la télévision n’était pas bannie, donc j’ai regardé un peu les dessins animés avec ma nièce, et parfois un peu le soir. Mais surtout, j’ai profité du paysage, des jeux en plein air, de la piscine, de la forêt et d’un lac paisible.

En pratique, c’est souvent ça le vrai bénéfice d’une pause télé : tu redécouvres que tes journées peuvent être remplies autrement, sans frustration majeure.

Bilan

Pour être franche, oui, il y a eu des moments de manque. Mais pas tant pour les programmes eux-mêmes que pour la présence de la télévision dans la pièce. Quand tu vis seul, cet effet est encore plus marqué : la télé peut donner une impression de compagnie, même si tu ne la regardes qu’à moitié.

Mais comme je ne la regardais déjà pas beaucoup, le test s’est plutôt bien passé. Je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que j’avais prévu, notamment avancer davantage sur mon blog ou suivre plus de formations en ligne. Cela dit, ce n’est pas forcément un échec. Dans la vraie vie, ce genre de période te montre surtout ce qui est réaliste pour toi, et ce qui ne l’est pas encore.

Ce que j’ai constaté, c’est que j’ai aujourd’hui plus de mal à rester plusieurs heures devant un écran. Ça me fatigue plus vite et ça m’ennuie davantage. Autrement dit, le test m’a aidée à mieux sentir la différence entre se détendre et subir un flux passif.

Finalement, ma fougue du départ a un peu disparu. Moi qui voulais vendre ma télévision, j’ai changé d’avis. Pourquoi ? Parce que le test m’a appris quelque chose d’utile : je n’avais pas forcément besoin de supprimer la télé, mais plutôt de mieux l’utiliser. Dans beaucoup de cas, la bonne décision n’est pas “tout jeter” ou “tout garder”, mais trouver un usage plus intentionnel.

Je pense aussi que la télévision peut encore avoir sa place pour certains contenus : un bon documentaire animalier, une émission légère, un moment de détente partagé. Le vrai sujet, ce n’est pas la télé en elle-même, c’est la manière dont tu la consommes. Si tu l’allumes systématiquement, tu perds vite la main. Si tu la choisis, elle peut redevenir un loisir parmi d’autres.

J’ai d’ailleurs vendu ma jolie table en rotin de chez Emmaüs pour m’offrir une table basse d’occasion plus contemporaine, qui se relève pour faire table à manger. Résultat : la place que prenait la télévision n’était plus un problème. Ce détail est concret, mais il dit beaucoup de choses : parfois, changer une habitude entraîne aussi une meilleure organisation de ton espace.

Je t’invite aussi à regarder la conférence du chercheur Michel Desmurget, TV Lobotomie – La vérité scientifique sur les effets de la télévision, tirée de son livre. C’est long, mais très éclairant si tu veux comprendre ce que la télévision peut produire sur l’attention, le temps disponible et les habitudes de consommation.

Je me suis également renseignée sur les profils des personnes sans télévision. Selon le sociologue Bertrand Bergier, les sans-télé sont souvent plus diplômés du supérieur, et leur consommation culturelle est plus élevée. Ce n’est pas une règle absolue, mais cela montre une chose importante : quand tu sors de la consommation télévisuelle automatique, tu libères souvent du temps pour autre chose de plus choisi, plus actif et plus nourrissant.

En résumé, ce test ne m’a pas seulement appris si je pouvais vivre sans télé. Il m’a surtout appris à regarder autrement mon temps, mon espace et mes habitudes. Et ça, concrètement, c’est ce qui change le plus.

Et toi, comment consommes-tu la télé ?

FAQ

Pourquoi faire un test sans télévision pendant un mois ?

Faire un test sans télévision pendant un mois permet de voir si tu regardes vraiment la télé par plaisir ou par réflexe. En pratique, ça t’aide à mesurer l’impact réel de cet écran sur ton temps, ton énergie et ton attention. C’est aussi une bonne façon de décider sereinement si tu veux la garder, la vendre ou simplement mieux l’utiliser.

Qu’est-ce qu’on peut faire à la place de la télévision ?

Tu peux remplacer la télévision par des activités plus choisies et souvent plus satisfaisantes. Lire, cuisiner, voir des proches, avancer sur un projet, regarder un documentaire ciblé ou simplement te reposer autrement sont de bonnes options. Le plus important est de prévoir à l’avance ce qui te donne vraiment envie, sinon tu risques de retomber dans le réflexe de l’écran.

Est-ce qu’on manque vraiment de la télévision quand on arrête ?

Oui, mais souvent moins pour les programmes que pour l’habitude et l’ambiance qu’elle crée. Dans la pratique, le manque est surtout lié au geste automatique d’allumer l’écran ou au bruit de fond dans la pièce. Une fois ce réflexe passé, beaucoup de personnes constatent qu’elles ne regrettent pas autant la télévision qu’elles l’imaginaient.

Est-ce qu’on gagne vraiment du temps sans télévision ?

Oui, on gagne du temps, surtout si la télévision était allumée par habitude. Même quelques minutes répétées chaque jour finissent par représenter beaucoup sur un mois. Ce temps récupéré peut ensuite servir à lire, cuisiner, sortir ou avancer sur des projets personnels.

Faut-il vendre sa télévision tout de suite ?

Pas forcément, et c’est même souvent une mauvaise idée de décider trop vite. Le mieux est de faire un test, car tu peux découvrir que tu n’as pas besoin de supprimer totalement la télé. Dans beaucoup de cas, un usage plus intentionnel suffit, sans passer par une décision radicale.

La télévision empêche-t-elle vraiment de faire d’autres choses ?

Oui, surtout quand elle devient un fond sonore permanent ou un réflexe de fin de journée. Elle prend du temps, mais elle capte aussi l’attention et l’énergie mentale. Concrètement, plus tu la laisses tourner sans choix clair, plus elle réduit l’espace disponible pour d’autres activités.

Comment savoir si je regarde trop la télévision ?

Tu regardes probablement trop la télévision si tu l’allumes sans intention précise, si tu restes devant même quand le programme ne t’intéresse pas, ou si elle t’empêche de faire ce que tu avais prévu. Un bon indicateur, c’est aussi la fatigue ou l’ennui que tu ressens après plusieurs heures devant l’écran. Si tu te reconnais là-dedans, un test de quelques jours peut déjà t’éclairer.


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